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Un package salarial attractif sans coût supplémentaire : par où commencer ?

tirelire

Offrir une plus-value à vos collaborateurs et ce, sans aucun frais supplémentaires, représente l’un des grands avantages d’un plan cafétéria. La neutralité budgétaire reste essentielle pour la majorité des employeurs, comme pour KPMG, quand nous implémentons un plan cafétéria chez un client. Dans ce troisième volet, nous abordons ce sujet plus en détail.

 

1) Neutralité budgétaire : la base

En quelques mots, la neutralité budgétaire signifie que, lorsqu’un travailleur sélectionne une option dans un plan cafétéria, cela n’entraine pas de coût supplémentaire pour l’employeur. Par exemple, un travailleur qui échange une partie de sa prime de fin d’année pour un leasing vélo, effectue un choix budgétaire neutre – si tout est bien mis en place. C’est avant tout important pour le travailleur. Le travailleur est ainsi certain que son choix dans le plan est neutre : son employeur ne fait pas d’économies via le plan cafétéria. Il ne perd rien, et au contraire il a la faculté de choisir, ce qui est aussi un avantage en soi. Il est également important pour l’employeur que ce choix n’augmente pas le coût salarial total.

 

2) Quelle neutralité budgétaire ?

La neutralité budgétaire recouvre différents aspects. Au sens le plus strict, cela signifie que le coût salarial reste le même. Le coût du budget qui est échangé vaut celui du nouvel avantage.
La neutralité budgétaire s’envisage aussi d’une façon plus large. Un plan de rémunération ou de mobilité flexible entraîne certains coûts, que ce soient des coûts directs ou indirects. Un coût direct comprend par exemple celui d’un fournisseur, de l’abonnement de l’application de mobilité, de licence de l’outil du plan cafétéria… Un coût indirect, plus difficile à chiffrer, chiffre par exemple le montant supplémentaire du personnel pour la gestion du plan cafétéria. Mais il peut également s’agir de frais futurs éventuels, afin de couvrir certains risques (en cas de sortie, impôts plus élevés dans une nouvelle législation).



3) Quels éléments devez-vous prendre en compte ?

En ce qui concerne la neutralité budgétaire stricto sensu, il est en effet important de tenir compte de TOUS les coûts qui sont liés à un avantage. En pratique, nous remarquons que ceci n’a pas toujours lieu ou pas d’une façon optimale. Bien entendu il doit être tenu compte de la sécurité sociale, impôts des sociétés, TVA, cotisations spéciales… qui ne sont pas forcément dus sur un avantage salarial particulier. Concernant les voitures de société, il est par exemple conseillé de se baser sur un coût total correct (Total Cost of Ownership - TCO). Nous remarquons que le TCO n’est pas déterminé précisément dans de nombreux cas.

Vous devez aussi tenir compte de certains autres éléments à première vue non visibles. Si vous bénéficiez en tant qu’employeur de la réduction du précompte professionnel pour la recherche et le développement pour certains collaborateurs, ceci impacte fortement les coûts et doit donc être compris dans l’analyse.



4) Comment les autres coûts sont-ils couverts ?

Il y a en général deux manières d’absorber les coûts.

D’un côté, vous pouvez en principe décider vous-même en tant qu’employeur quelle part des cotisations sociales patronales, normalement dues sur le budget que le travailleur échange, sera ajoutée au budget du travailleur. Si la prime de fin d’année s’élève par exemple à 2 500 EUR, la cotisation patronale effective qui aurait été due s’élève à environ à 627 EUR (27 %). S’il est décidé que le travailleur a droit à 20 % des cotisations, le budget total du travailleur est donc de 3 000 EUR (2 500 EUR brut et 500 EUR des cotisations patronales épargnées). Un montant de 175 EUR (7 %) peut être utilisé pour couvrir certains coûts et rester le plus neutre possible sur le plan budgétaire.

D’un autre côté, l’on peut aussi travailler avec des frais administratifs, que vous pouvez comptabiliser par avantage et pour lesquels une différenciation est possible. Ainsi il peut être décidé de comptabiliser 2 EUR par mois supplémentaire pour l’assurance ambulatoire, alors qu’aucun frais administratif n’est comptabilisé pour la location d’un vélo. De cette manière, vous travaillez non seulement sur la neutralité budgétaire, mais vous pouvez aussi stimuler certains avantages selon votre stratégie RH.



5) La neutralité budgétaire est-elle toujours nécessaire ?

Tout d’abord, il est toujours possible d’ajouter un budget au le plan cafétéria. Dans ce cas, la neutralité budgétaire n’est plus de mise. Si par exemple une entreprise souhaite offrir une prime de référence et le faire via le plan cafétéria, cela entrainera bien entendu un surcoût. Mais même dans ce cas, il faut aussi examiner attentivement les montants de l’avantage, de sorte qu’il ne puisse y avoir de différence entre les différents avantages en fonction du coût.

Il n’est pas non plus toujours possible de quantifier la neutralité budgétaire. Le choix de jours de congés supplémentaires peut être neutre sur le plan budgétaire, mais constituer tout de même un coût supplémentaire pour l’entreprise si rien n’est produit ce jour-là. Par ailleurs, la valeur d’un plan cafétéria ou d’une mobilité flexible est également difficile à quantifier. L’appréciation du package salarial et la satisfaction du travailleur augmentent et cela n’a évidemment pas de prix.

KPMG

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